« On est une PME de 20 salariés et on veut un outil pour suivre nos commandes et nos livraisons, à la place de nos tableaux Excel. Une agence nous a envoyé un devis, un freelance nous a été recommandé, et on entend aussi parler de studios. On n'a personne de technique en interne : qui choisir ? »
La situation, telle qu'on la raconte à une IA
Le freelance coûte en général moins cher par jour et vous parlez directement à la personne qui code, mais tout repose sur elle. L'agence apporte une équipe complète (chef de projet, designer, développeurs, testeurs) et plus de continuité, pour un prix plus élevé. Le studio, une petite équipe spécialisée, se situe entre les deux. Le bon choix dépend de la taille du projet, de votre capacité à le piloter et de l'importance de l'outil pour votre activité. Dans tous les cas, gardez le code et les comptes à votre nom, et faites écrire la cession des droits.
Freelance, studio, agence : de quoi parle-t-on ?
- Le freelance est un développeur indépendant, souvent spécialisé (web, mobile, serveur). Il travaille seul ou s'associe ponctuellement à d'autres indépendants.
- Le studio est une petite équipe centrée sur un type de projet, comme les applications mobiles ou les produits web. Ses fondateurs restent en général proches des projets.
- L'agence est une structure plus grande, avec des métiers séparés : chef de projet, designers, développeurs, testeurs, parfois marketing.
Les frontières sont floues : certains studios se présentent comme des agences, certains freelances travaillent en collectif. Plutôt que l'étiquette, demandez qui travaillera concrètement sur votre projet.
Combien coûte chaque formule ?
Les freelances facturent le plus souvent à la journée : c'est le taux journalier moyen, ou TJM. D'après l'étude des rémunérations 2026 du cabinet de recrutement Hays, un développeur full stack (qui travaille à la fois sur l'interface et sur le serveur) facture à Paris de 450 € HT par jour avec moins de trois ans d'expérience à 650 € HT au-delà de huit ans ; hors Île-de-France, les tarifs de développement sont environ 10 % plus bas¹. Plateya, qui vend du développement, situe un freelance senior entre 500 et 800 € par jour en 2026².
Les agences facturent plutôt au projet. Leur prix comprend le temps du chef de projet, du designer et des tests, ce qui rend la comparaison au jour trompeuse. Plateya situe un projet confié à une agence web entre 30 000 et 100 000 € et plus, et estime que l'agence se justifie au-delà de 30 000 €² : c'est l'avis d'un acteur du marché, pas une règle. Pour les studios, nous n'avons pas trouvé de chiffres publics fiables.
Pour comparer deux devis, posez-leur les mêmes questions : combien de jours de travail, pour quel périmètre, et qu'est-ce qui est compris (conception des écrans, tests, mise en ligne, publication sur les stores, corrections après livraison, documentation) ?
Le comparatif en un tableau
| En général | Freelance | Studio | Agence |
|---|---|---|---|
| Prix | Le plus bas à la journée | Intermédiaire | Le plus élevé, équipe comprise |
| Interlocuteur | La personne qui code | Souvent un fondateur | Un chef de projet |
| Continuité | Repose sur une personne | Petite équipe | Équipe plus large, mais les personnes peuvent changer |
| Compétences | Profondes sur sa spécialité | Ciblées sur un type de projet | Larges : design, développement, tests |
| Pilotage | À assurer de votre côté | Partagé | Assuré par l'agence |
Quel choix selon votre situation ?
- Un outil simple au périmètre clair (un formulaire, un tableau de bord, une première version) : un freelance expérimenté suffit souvent, si quelqu'un chez vous suit le projet.
- Un outil dont dépend votre activité au quotidien : cherchez la continuité. Une petite équipe, ou un freelance qui documente son travail et s'appuie sur des partenaires, limite le risque de dépendre d'une seule personne.
- Un projet large (application iPhone et Android, espace web, administration, connexions à plusieurs outils) : une équipe, studio ou agence, coordonne mieux les différents métiers.
- Personne de technique en interne : prévoyez quelqu'un pour cadrer le besoin, comparer les devis et vérifier les livraisons, quel que soit le prestataire retenu. C'est le rôle d'un directeur technique à temps partagé.
Les vérifications à faire avant de signer
- Vérifiez l'entreprise : l'Annuaire des Entreprises, un service public gratuit, affiche les informations légales d'une entreprise (adresse, date de création, activité, numéro SIREN)³.
- Demandez l'attestation de vigilance de l'Urssaf : vous devez vérifier que votre prestataire est en règle avec ses déclarations et cotisations sociales⁴ dès que le contrat atteint 5 000 € HT⁵, à la signature puis tous les six mois jusqu'à la fin du contrat⁶. À défaut, si votre prestataire fait l'objet d'un procès-verbal pour travail dissimulé, vous pouvez être tenu solidairement de certaines sommes qu'il doit⁷.
- Faites écrire la cession des droits sur le code : en droit d'auteur, la cession doit être écrite, mentionner chaque droit cédé et en délimiter l'étendue, la destination, le lieu et la durée⁸.
- Ouvrez les comptes à votre nom : nom de domaine, hébergement, comptes Apple et Google, dépôt du code. Le prestataire y accède avec les droits que vous lui donnez.
- Demandez qui travaillera sur le projet, et si une partie sera confiée à des sous-traitants.
- Prévoyez des paiements par étapes, chacun lié à une livraison que vous pouvez tester.
Le piège du freelance « intégré à l'équipe »
Un indépendant immatriculé, par exemple au registre du commerce et des sociétés ou au registre national des entreprises, est présumé ne pas être salarié de son client. Cette présomption tombe s'il travaille dans des conditions qui le placent dans un lien de subordination juridique permanente à l'égard du client⁹, par exemple avec des horaires imposés et des ordres donnés comme à un salarié. Pour une mission longue, fixez des livrables et des objectifs plutôt que des horaires de présence, et demandez conseil à un avocat en cas de doute.
Ce qui dépend de votre cas
Les tarifs publiés sont des moyennes : un spécialiste d'une technologie rare ou une équipe très demandée facture davantage. Un prestataire sérieux, quelle que soit sa forme, vous dira aussi quand un logiciel du marché suffit. Pour les clauses de responsabilité et de cession des droits, un avocat reste le bon interlocuteur.
Et chez Prestalgo ?
Prestalgo, c'est un fondateur développeur, Alexandre Gougeon, qui s'entoure de partenaires indépendants selon ce que demande le projet. Vous savez qui intervient, et Prestalgo reste votre seul interlocuteur et votre seul contrat. Une application ou un logiciel se chiffre au projet, à partir de 2 999 € HT, avec le périmètre, le prix et les délais écrits avant le début du travail ; le code vous appartient une fois la prestation payée. Si vous confiez le développement à un autre prestataire, la direction technique à temps partagé (100 € HT de l'heure) peut cadrer le projet, comparer les devis et suivre le travail. Voir aussi la page Tarifs.
Questions fréquentes
Peut-on passer par une plateforme pour trouver un freelance ?
Oui. Les plateformes de mise en relation affichent des profils, des avis et des tarifs, et se rémunèrent en général par une commission ou des frais de service. Les vérifications restent les mêmes : identité de l'entreprise, références, contrat écrit et cession des droits.
Un devis signé suffit-il, ou faut-il un contrat ?
Un devis signé engage sur le prix et le périmètre, mais il dit rarement tout. Pour un outil sur mesure, ajoutez au minimum la cession écrite des droits sur le code, le calendrier de livraison, la façon dont les livraisons seront vérifiées et ce qui se passe en cas de retard.
Que se passe-t-il si notre freelance tombe malade ou arrête son activité ?
Si le code est sur un dépôt à votre nom, documenté, et que les comptes vous appartiennent, un autre développeur peut reprendre le travail après un état des lieux. Sinon, il faut d'abord récupérer le code et les accès, ce qui peut prendre du temps.
Combien de devis demander ?
Deux ou trois devis établis à partir de la même description du besoin suffisent en général pour repérer un prix anormal ou un oubli. Au-delà, la comparaison devient difficile si chacun a compris le projet à sa façon.
Faut-il plutôt embaucher un développeur ?
Un recrutement se justifie quand le travail est continu et que l'outil devient central pour l'entreprise. Pour un projet ponctuel suivi de maintenance, un prestataire est plus souple : vous payez le travail fait, sans charge salariale permanente.
Sources
- José Billon, « Freelance dans la tech : les taux journaliers moyens par métier en 2026 », Blog du Modérateur, 29 janvier 2026, d'après l'étude des rémunérations 2026 de Hays France, consulté le 8 novembre 2026 : blogdumoderateur.com
- Damien Grangiens, article sur le coût de développement d'un MVP en 2026, Plateya, 15 juillet 2026, consulté le 8 novembre 2026 : plateya.fr
- DREETS Provence-Alpes-Côte d'Azur, « L'annuaire des entreprises : toutes les informations légales sur un même site », 13 février 2023, mis à jour le 2 juin 2026, consulté le 8 novembre 2026 : paca.dreets.gouv.fr
- Code du travail, article L8222-1, Légifrance, consulté le 8 novembre 2026 : legifrance.gouv.fr
- Code du travail, article R8222-1, Légifrance, consulté le 8 novembre 2026 : legifrance.gouv.fr
- Code du travail, article D8222-5, Légifrance, consulté le 8 novembre 2026 : legifrance.gouv.fr
- Code du travail, article L8222-2, Légifrance, consulté le 8 novembre 2026 : legifrance.gouv.fr
- Code de la propriété intellectuelle, article L131-3, Légifrance, consulté le 8 novembre 2026 : legifrance.gouv.fr
- Code du travail, article L8221-6, Légifrance, consulté le 8 novembre 2026 : legifrance.gouv.fr
Alexandre Gougeon, fondateur de Prestalgo, développeur full stack depuis 2015. Prestalgo fait tourner et maintient les applications de SAUVLife, Youngs Job et Groume.